AURELIE SLONINA

aurelie@slonina.com

infos / publication / pdf.fr / pdf.eng

 

 

 

 

 

 

La dérive des météores / 2020 / Installation de cinq modules / Béton / Dimentions variables

Des jardinières en béton, appartenant au mobilier urbain des années 60 et typiques de l'aménagement des villes et des banlieues, traversent l'espace d'exposition de la Maréchalerie. Ici les jardinières ne contiennent pas de plantes et leur rôle premier d'embellir la ville disparait. Elles sont monolitiques, glissants dans l'espace comme des météorites à la dérive, des objets volants non identifiés venant s'échouer sur terre. Il se mêle à une impression d'apesanteur et d'immatérialité, une vision futuriste inquiétante.

Centre d'art contemporain La Maréchalerie. Crédit photo Nicolas Brasseur.

Hors-sol / 2020 / Céramique émaillée / 90 x 35 x 25 cm

Hors-sol est une sculpture en céramique émaillée, représentant un jeune personnage, portant un casque de réalité virtuelle sur les yeux. La technologie figurée dans la sculpture en opposition à l'aspect manuel et artisanal de sa facture en fait un personnage hybride, né de cette confrontation. A l'image des cultures "hors-sol", où poussent des végétaux à l'apparence naturelle mais cultivés en milieu artificiel, le personnage donne le sentiment contradictoire d'être présent tout en étant extérieur aux événements qui l'entourent.

Centre d'art contemporain La Maréchalerie. Crédit photo Nicolas Brasseur.

Échappée / 2020 / Montage vidéo sonore / son: Olivier Pianko / format 16:9ème / 5 mn en boucle

Échappée est un montage vidéo fait d'une succession de photographies qui donne à voir des éléments naturels dans des contextes à tour de rôle sauvages ou totalement maitrisés par l'homme. Viennent se superposer à un rythme effréné, un topiaire du parc du château de Versailles à un désert californien, un rond-point fleuri à l'échappée d'un verger. Un rythme chaotique et répétitif donne le sentiment que la nature cherche une échappée. Le film projeté en boucle est accompagné d'une bande son composée par Olivier Pianko. En musique, une échappée est une note de musique intentionnellement non harmonique, une note étrangère qui effectue un mouvement disjoint sur l'accord suivant.

Centre d'art contemporain La Maréchalerie.

Guests / 2017 / Blue tarps / 200 x 200 x 30 cm / 200 x 100 x 30 cm

Guests sont des installations éphémères faites avec des bâches en plastique bleu. Ces bâches sont utilisées dans la construction des abris de fortune qui se multiplient dans le paysage urbain. Pliées à la manière de serviettes de tables, en forme de fleurs de lotus ou de lys, ces origamis de taille imposante sont des propositions de formes structurées, comme de petites architectures individuelles. Ils redoublent le geste des migrants qui font croître des abris comme croissent les plantes.

Installation réalisée au centre d'art APDV.

 

Fluorescence / 2017 / Stencils

Fluorescence, sont des pochoirs représentant des mauvaises herbes, peints sur les murs avec une peinture de marquage vert fluo. Ils représentent et multiplient des adventices auxquels ils font écho par une disposition symétrique dans l’espace. Ils prolongent la comparaison entre les graffitis et les mauvaises herbes comme génération spontanée que la ville s’acharne à contrôler, sinon à effacer.

Instervention réalisée au centre d'art APDV.

 

Replicant / 2017 / Weeds / 4 x 4 m

Replicant est la parfaite réplique d’une composition florale des jardins du château de Versailles, déplacée dans un ensemble d’habitations à loyer modéré de Paris. La composition sophistiquée est rigoureusement la même que celles pensée par les héritiers de Le Nôtre, en revanche les fleurs ont été remplacées par des mauvaises herbes: pissenlits, chardons, orties sont méticuleusement ordonnés sur le monticule. Replicant a des airs de soucoupe volante et emprunte à la science-fiction l’idée futuriste de déplacement aussi bien dans les couches de l’espace-temps que dans les couches des classes sociales.

Installation réalisée au centre d'art APDV.

 

Friche à la Française / 2009 - 2012 / Weed + humus + become felted géotextile + paillage / 16 x 12 m

Dans l’alignement d’un jardin à la française ou dans un cloître, je reproduis, suivant un plan datant du XVIIème siècle dessiné par Le Nôtre, un parterre de broderie, dont la particularité est d’être entièrement composé de mauvaises-herbes. Sont disposées selon un schéma très strict, des pissenlits, des ronces, des orties collectées en milieu urbain.

Parc culturel de Rentilly / CACLB – Belgique / Musée de Aalst - Belgique / INRA - Versailles

 

Nettle labyrinth / 2010 / Nettles + wood shavings / 800 x 800 cm

Un labyrinthe végétal composé d’orties est installé dans un parc public. L’ortie représente l’ennemi végétal numéro un de l’espace public. Le labyrinthe la discipline, la maîtrise jusqu’à lui donner le contrôle du jeu.

Installation réalisé à la Cité Universitaire.

 

Line up / 2010 / Protective tape + stakes / 30 x 30 x 1 m

Sur le domaine de Chamarande autour de l’exposition « Concession » de Pascal Rivet et de sa réflexion sur le lien qu’entretient l’homme avec son outil de travail, je propose d’effectuer à pied le parcours que fait un tracteur pour labourer un champ. Nos pas guidés par ce chemin tracé, questionne notre perception du temps et de l'espace.

 

Diamond / 2014 / Protective tape + stakes / 400 x 400 x 150 cm

De la rubalise, utilisée dans l’espace urbain pour prévenir d’un danger, dessine ici la structure en 3 dimensions d’un diamant. Placé dans un cadre naturel, Diamond est comme un objet urbain non identifié.

Exposition réalisée avec le soutient du Wissenschaftskolleg zu Berlin.

 

Trellis / 2012 / Wood paints / 335 x 265 x 3 cm

Un treillage, support pour plantes grimpantes ou habillage mural, figurant habituellement une perspective à la française, prend ici la forme d’un champ électromagnétique. Le point de fuite est diffus. Les ondes émises par les appareils électroniques deviennent le motif essentiel de notre paysage urbain.

Projet réalisé avec le concours de la DRAC Ile-de-France

 

Big-bang / 2012 / Bowl with facet + Mushroom of stump + light / 50 x 30 cm

Une boule à facettes et un champignon de souche sont soudés l’un à l’autre. La boule disco diffracte la lumière projetée sur elle, tandis que le champignon semble se nourrir du corps lumineux en l'absorbant. Big Bang est un objet hybride né de la collision de deux corps étrangers.

 

Black hole / 2015 / Carved sunglass into the wall + lights / 5 x 4 cm

Encastré et formant ainsi un trou noir dans le mur, Black hole est un verre de lunette de soleil gravé dans lequel se reflète un jeu de lumière. Suivant le point de vu, des effets d'optiques reflètent des courbes mathématiques comme l’infini, le limaçon de Pascal, la rosace à quatre branches... L'écran solaire, bien que protecteur, semble ici nous happer.

Installation réalisée lors d'une résidence à Los Angeles

 

Sunrise / 2015 / Enamelled porcelain + neon yellow / variable dimension

Des chaussures usagées, un sac plastique, des feuilles de pissenlits, des fils barbelés, un lacet cassé, un déguisement de cosmonaute... Ces objets abimés, ces détritus abandonnés, représentés en porcelaine émaillée, deviennent fragile et précieux. Installés pêle-mêle sur une surface jaune fluorescente et surexposée à la lumière, ils nous éblouissent. Le soleil semble se lever sur une catastrophe écologique qu’il fige dans sa lumière.

Installation réalisée lors d'une résidence à Los Angeles

 

Flying flowers / 2012 / Enamelled ceramics / series / Variable dimension

Flying flowers sont des jardinières « diamants » dont le design appartient au mobilier urbain des années 60. En béton et imposantes dans la réalité, elles sont ici réduites à la taille de pots de fleurs d’intérieur en céramique émaillée. De différentes échelles et installées sur plusieurs niveaux, ces simples jardinières semblent se diriger vers nous à la manière d'objets volants non identifiés. Elles portent le fantasme d'une nature surnaturelle.

 

WILD / CRASH / PUSH / 2008 - 2011 / Wood + polyester resin + artificial geranium / 270 x 80 x 40 cm / 310 x 100 x 40 cm / 270 x 80 x 40 cm

Wild / Crash / Push, sont des jardinières en forme de graffitis dans lesquelles fleurisses des géraniums. Ces jardinières hybrides sont nées du croisement de deux manifestations urbaines opposées; celle du graffiteur qui retourne les lieux, celle de l’habitant qui enjolive son balcon.

Biennale de Sélestat / Point Ephémère / Centre d’Art contemporain Micro onde – Vélisy / Musée Ianchelevici - Belgique / Musée de Aalst - Belgique / Chic art Fair / Palais de Tokyo

 

Eden / 2013 / Series / Watercolor + neon color / 60 x 40 cm

Eden est une série d’aquarelles représentant des personnages avec des aménagements urbains fleuris tels que des ronds-points ou des jardinières urbaines. Ces espaces verts regroupent de façon particulièrement concentrée un échantillon de nature, dans ce qu’il a de plus artificiel. Ces îlots de nature semblent être les seules ressources naturelles de la cité. Ils sont comme des fragments de natures isolés. Ces espaces sont représentés comme un Paradis perdu, une sorte d’Éden.

 

Green touch / 2014 / Enamel ceramique + jogging / 170 x 70 x 50 cm

Green touch représente un hipster avec toutes ses caractéristiques – barbe, lunettes, baskets, casquette, capuche et iPhone – mais dont la singularité est de porter un jogging vert. Il a la « green touch ». Un pissenlit, recouvrant ses baskets, semble également échapper au signalement. La céramique émaillée donne un aspect artisanal au personnage qui contraste avec le stéréotype qu’il représente.

Exposition réalisée avec le soutient du Wissenschaftskolleg zu Berlin.

 

 

 

Small middle-class explosion / 2012 / Enamelled ceramics / 19 x 14 cm (variable dimension)

Des explosions minuscules sont modelées d’après des images sorties d’écrans de télévision ou d’ordinateur. Ce sont des explosions d’appartement, apprivoisées, domestiquées. La violence prend une apparence « classe moyenne ».

E.T / 2012 / Enamelled ceramics / 30 x 10 x 6 cm

E.T est un jeune homme dont le look et l’attitude – jogging, basket, cagoule, mains dans les poches – évoquent le garçon de banlieue. Sa couleur verte le singularise. Il est un être hybride, né d’une rencontre improbable entre un personnage vivant en milieu urbain et la nature.

 

Hepatica fistulina #2 / 2010 / Furniture of garden resin + ship’s apprentice and synthetic wood paints / Variable dimention

Deux champignons de souche monumentaux sont fixés à des éléments de mobilier extérieur en résine tel qu’une table, des chaises et un banc. Ce sont des corps étrangers, des sortes de tumeurs sur le corps de l’objet. Leur taille monumentale les rend irréels. Ils apparaissent à la façon d’une explosion jaillissant de la matière plastique. Le mobilier de jardin devient semblable à une souche porteuse d’un virus qu’elle a engendré et qu’elle nourrit.

Courtesy Château de Courances – Ile-de-France

 

Hepatica fistulina #1 / 2010 / Resin polyester / 220 x 170 x 50 cm

Un champignon de souche monumental est fixé à la falaise des buttes-Chaumont. Excroissance de ce rocher artificiel, il exprime à la fois l’émergence de la nature, dans son aspect le plus sauvage, le plus incontrôlable, et l’aspect artificiel, génétiquement modifié, d’une nature en pleine mutation.

 

Burning bush / 2009 / Bush + Structure aluminium + LED / blinking bright garlands (yellow orange red) / 200 x 180 x 170 cm

Un buisson ardent dans le carré claustral de l’abbaye de Maubuisson pour la nuit blanche accentue l’aspect exceptionnel de l’événementiel. Le miracle est un événementiel, l’événementiel un miracle de technologie. L’effet magique, festif et immédiat obtenu par la présence de guirlandes lumineuses clignotantes évoque la fascination qu’exercent les derniers développement scientifiques et technologiques. De quelle matière est ce bois qui ne se consume pas ?

 

Games / 2006 / Plastic playhouse + play dough / 180 x 160 x 130 cm

Games représente une maison d’enfant en plastique pour jeux d’extérieurs, recouverte de flammes faites de pâte à modeler. Le feu devient docile, la conscience du danger devient virtuelle. Games évoque la fascination pour les jeux virtuels. Des jeux dont le danger n’est pas immédiat.

 

Sea freshness / 2009 / Resin polyester / 250 x 130 x 60 cm

Un désodorisant monumental, installé en milieu naturel, tient le rôle absurde d’un poumon artificiel dans un environnement malade.

Biennale art contemporain littoral d’Anglet #3

 

Plant freshness / 2012 / Resin polyester / 250 x 130 x 60 cm

Un désodorisant monumental, installé en milieu naturel, tient le rôle absurde d’un poumon artificiel dans un environnement malade.

Centre d'art comtemporain du Luxembourg Belge

Cédez le passage / 2019 / six panneaux signalétiques / échelle réelle

Six panneaux signalétiaues, installés en pleine forêt, semblent nous signaler les mythes et légendes que la forêt recèle.

 

Aquapolis / 2006 / Aquarium + recyclable packagings + fish / 190 x 50 x 60 cm

A la surface d’un bassin, repose un aquarium dans lequel évoluent des poissons, dans une ville futuriste idéale. Les bâtiments et buildings sont figurés par des objets de plastique recyclable, emballages de consommation courante. les poissons nagent dans les hauteurs de la ville, à la façon de vaisseaux spatiaux. Les trois éléments qui composent cette ville – l’eau , les poissons, les objets recyclables en plastique – bien qu’ils soient de nature différentes, sont tous transparents.

Jardin du Luxembourg - Paris

 

Teleportation cabins for pigeons / 2006 / mixed media / Variable dimension

Pourquoi donner la possibilité aux pigeons de se téléporter, alors qu’ils ont déjà la liberté de voler? Ces cabines sont elle une échappatoire pour oiseaux de banlieue ou une explication possible de la façon par laquelle ils sont arrivés? Quel degrés d’attachement porte t’on à sa cité et quel besoin a t’on de s’en échapper?

Pépinières Européennes pour Jeunes Artistes / Berlin

 

E132 / 2002 / mixed media / 350 x 250 x 70 cm

E132 figure un vernissage vraissemblalement organisé par des nounours en gélatines mettant en scène des bonbons exposés dans des situations de martyrs, souffrant pour la rédemption de leurs excès alimentaires.